De
George Feydeau
"Le fond de la pièce."
Voilà un vaudeville dans la plus pure tradition, porté par Georges Feydeau à une qualité littéraire et dramaturgique inégalée. Le ressort comique déclenché par le « premier mensonge » engendre une machinerie quasi infernale où l'homme lui-même gâche son bonheur jusqu'à la plus irrémédiable absurdité. L'auteur prend le temps de mettre en place un piège diabolique, une équation imparable. Il bande les yeux de ses personnages et s'emploie à multiplier les obstacles qui dévieront la trajectoire initiale de chacun d'eux. Ils n'ont plus entre les mains la partition prévue et doivent apprendre mot à mot le rôle nouveau. Le mari indigne, l'épouse humiliée, l'ami vertueux, le cocu ; tout ce petit monde va tenter de sauvegarder les apparences sous le regard goguenard des domestiques, tous deux complices de tous et d'aucun.
On y goûte un zeste de sensualité, une pointe de poésie, le tout au service d'un humour corrosif et délirant. Dépouillé de tous les artifices du théâtre bourgeois et traité de manière clownesque, il devient une galerie de portraits burlesques articulés sur le rythme bondissant des comédiens au son d'une fanfare étrange. II n'y a pas un personnage pour rattraper l'autre, car, il faut bien l'avouer, cette micro-société ne brille ni par son humanité ni par sa générosité.
Le magnétisme était à cette époque très à la mode, Mesmer et Charcot l'étudiaient scientifiquement depuis 1860. Et Freud plongea les racines de sa psychanalyse dans l'étude des phénomènes hypnotiques.
Écrite en collaboration avec Maurice Hennequin, la pièce fut créée le 30 novembre 1892 au Théâtre du Palais-Royal.
Pourquoi Feydeau ?
La première fois que j'ai entendu parler de George Feydeau, c'était en octobre 2006, en première année au cours Florent. Et le terme "comédie de boulevard" résonnait en moi comme une étrange sonnette, car c'était bien la première fois qui je l'entendis. J'ai tout de suite accouru dans une librairie pour me procurer le livre, et j'ai lu "Le dindon". Bien évidemment, durant toute la lecture, j'étais tordu de rire. Et dans ses oeuvres drôlissimes, je pense que l'univers de cet auteur, qui pour moi est fabuleux, m'ont attiré plus que Shakespeare, Racine, ou encore Molière, qui sont eux aussi les meilleurs auteurs. Mais chacun ses préférences. J'ai toujours aimé les comédies, surtout quand le sujet de la relation "homme-femme" est évoqué.
Toute l'histoire ce passe donc à Paris, chez Ribadier et Angèle, dans leur salon. Un divan à deux place au milieux de la sale, face publique. Un fauteuil à une place sur la droite, et une table basse plus en avant. Une commode, décoré de livre et d'autre ustensile de salon, plaqué contre le mur coté cour, et un fenêtre avec rideaux coté jardin. En fond de scène, accroché au mur, un tableau illustrant le portrait de feu Robineau le mari précédant d'Angèle.
L'acte commence avec Sophie, la femme de chambre, qui se hâte à placer du jambon et une bouteille de vin dérière les rideau de la fenêtre.
L'équipe :
Ribadier
Christophe ...
Angèle
Aurélie ...
Tomheureux
Thomas Meyer
Sophie
Hélène Arneau
Gusman
Hèrvé Dumoulin
Savinet
Maxime Mineault
Mise en scène
Tail Loison / Sébastien Mobé
Chef de Projet
Tail Loison


